Nous arrivons dans la fraicheur matinale et dès la descente du camion, les aboiements incessants, le bruissement de centaines de chiens qui s’agitent.
Dany nous apprendra que le refuge compte actuellement 500 chiens dont 300 galgos. Les box ne sont pas saturés car ils sont très spacieux mais à chaque entrée un grand nombre se presse autour de nous.
Les plus craintifs s’éloignent et courent d’une partie à l’autre, queue rentrée, oreilles baissées. Le soleil commence à poindre et les galgos sont étalés sur le carrelage, immobiles. Beaucoup portent des stigmates d’une vie au refuge : blessures par morsure aux cuisses, aux flancs, sur le dos. Paddock 1, un galga bringée foncée clopine sur 3 pattes, l’une de ses pattes avant a triplé de volume. Paddock 4 une petite galga blanche présente des blessures profondes aux cuisses. Nous le signalons aux bénévoles immédiatement.
Nous retrouvons nos louloutes prêtes pour le départ, nez collé aux grilles. Espa est toujours aussi câline, Reina plus réservée qu’en février, Olaya virevoltante et Casiopéa avec sa façon bien à elle de tenir la tête haute. Elle me fait penser à un suricate. Mise en place de collier, harnais, médaille et double laisse dans le calme. Elles ont compris qu’elles partaient.
Ce moment là est toujours difficile à vivre car ceux qui restent regardent nez collé au grillage ou aboient sans discontinuer mais d’une autre façon qu’à l’approche d’un box ou comme pleurent comme Sam.
Saskia, jolie galga bringée claire fera partie du prochain voyage SoliGalgos. Dès le passage de son collier de réservation cousu par notre couturière hors pair, Saskia se colle à moi.
Nous devrions revenir avant l’été
j’ai le coeur lourd de tous ces regards tristes derrière leurs barreaux .de tous ces pauvre chiens qui resteront toute leur vie là-bas si la chance ne les désigne pas pour etre remarqués par une association .leur vie est terrible.
Beaucoup d’émotion en te lisant Mumu, on vit un peu votre arrivée et surtout … votre départ …
Ils sont si beaux tous ces galgos et si tendres. Bravo à tous et à toutes, et merci pour eux, bises BEA.
que de galgos dans ce refuge et nous avons tellement mal de ne pouvoir en remonter plus , ces regards timides ou joyeux n’ont qu’une idée en tete,partir loin de ce pays qui les maltraite tellement